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Programme d’Urgence de Développement Communautaire

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Du 06 au 11 février, les régions de Kédougou et de Tambacounda ont vécu un moment historique pour des milliers de villageois. Onze systèmes d’Adduction d’Eau Potable Mono-village (AEP) ont été officiellement mis en service, apportant une réponse concrète à une problématique cruciale : l’accès à une eau en quantité et en qualité. Une initiative saluée avec ferveur par les bénéficiaires, longtemps confrontés aux difficultés liées au manque d’eau

24 février 2026

Dans la chaleur sèche du Sénégal oriental, l’arrivée de l’eau potable est un événement qui marque les esprits. Du côté de Kédougou comme de Tambacounda, les scènes de liesse et de reconnaissance se sont multipliées tout au long de la tournée de mise en service des onze nouveaux systèmes d’Adduction d’Eau Potable. Réalisés sous la coordination technique du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), financés par la Banque islamique de développement (BID), ces ouvrages viennent transformer durablement le quotidien de populations jusqu’alors livrées à la corvée d’eau.

Onze localités enfin approvisionnées en eau potable
Dans la région de Kédougou, les villages de Roundé Bara et Diagri (commune de Ninéfecha), Laminia (commune de Bandafassi), Sanéla (commune de Bembou), Médina Brassan (commune de Sabadola), ainsi que Badon et Sibikiling (commune de Tomboronkoto) bénéficient désormais de ces nouvelles infrastructures. Dans la région de Tambacounda, ce sont les localités de Lali (commune de Médina Foulbé), Dara et Timbifara (commune de Boutou-Goufara), Lougué (commune de Dianké Makha), ainsi que Guéoul et Gualoyabé (commune de Sinthiou Mamadou Boubou) qui ont bénéficié de ces systèmes d’eau potable.

Des ouvrages simples mais efficaces
Chaque système est conçu pour répondre aux besoins immédiats d’un village ou d’un hameau. Il est composé d’un forage, d’un réservoir de stockage de 5000 litres, d’une alimentation par énergie solaire et d’une borne fontaine publique à deux robinets. Une infrastructure sobre, mais aux retombées sociales et sanitaires considérables. L’importance de ces réalisations n’a pas échappé aux observateurs présents lors des différentes cérémonies. Ce qui frappe, c’est l’émotion des populations lorsqu’elles voient couler l’eau pour la première fois. Cela rappelle à quel point ce besoin est vital et combien ces infrastructures changent radicalement le quotidien des populations de cette zone.

L’eau n’est plus un luxe dans ces localités
Cette opération de mise en service s’inscrit dans le cadre plus large des interventions du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), qui déploie plusieurs volets d’activités destinés exclusivement à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales. Au-delà de l’hydraulique, le PUDC intervient dans des domaines aussi stratégiques que le désenclavement, l’accès aux soins de santé, l’électrification rurale ou encore l’appui aux activités génératrices de revenus. Chaque projet réalisé, qu’il s’agisse d’une piste, d’un poste de santé ou d’un forage, vise un seul objectif : le bien-être des populations du monde rural.

Des autorités mobilisées aux côtés des populations
La mission de mise en service officielle a rassemblé plusieurs acteurs clés : les équipes techniques du PUDC, les autorités administratives et locales, ainsi que des notabilités villageoises. Voir ces ouvrages fonctionner parfaitement, c’est la satisfaction du travail bien fait. Mais le plus important reste l’appropriation par les communautés, car ce sont elles qui, au quotidien, assureront la pérennité de ces infrastructures.

Une reconnaissance unanime des bénéficiaires
Dans chaque village visité, les scènes se répètent, empreintes de la même émotion. Femmes, enfants, jeunes et anciens se pressent autour des nouvelles bornes fontaines, qui représente tout un espoir pour ces villages du Sénégal oriental. L’accès à l’eau potable dans ces zones reculées est bien plus qu’une simple réalisation technique. C’est un acte de justice sociale qui redonne dignité et espoir à des populations trop longtemps oubliées.

Un pas de plus vers l’équité territoriale
Ces onze réalisations s’inscrivent dans une dynamique plus large de renforcement de l’accès à l’eau potable dans les zones rurales les plus enclavées. Pour les régions de Kédougou et de Tambacounda, longtemps marquées par un déficit d’infrastructures de base, cette opération représente un pas significatif vers plus d’équité et de justice sociale.
À terme, ce sont des milliers d’habitants qui bénéficieront quotidiennement de ces nouveaux points d’eau. De quoi nourrir l’espoir d’un développement plus inclusif, où l’accès à une ressource aussi essentielle que l’eau cesse enfin d’être un luxe pour devenir un droit effectif.

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